Enseignante pendant 24 ans, j’ai découvert le rôle majeur joué par les réflexes archaïques dans les apprentissages alors que je cherchais de nouvelles pistes pour accompagner différemment et plus efficacement les enfants en difficulté.

J’ai trouvé le sujet tellement passionnant et tellement porteur d’espoir que je me suis formée. Je suis maintenant praticienne de la méthode Arkagym en intégration des réflexes archaïques.

Le rôle des réflexes archaïques dans les apprentissages est essentiel ! Ils forment la base de notre développement corporel, cérébral, comportemental… Leur bonne intégration est un prérequis indispensable pour apprendre facilement, pour gérer ses émotions et répondre aux défis de la vie avec aisance, bref pour se développer harmonieusement !

Proposer quelques séances autour des réflexes archaïques est réellement une piste de travail intéressante pour atténuer les troubles de l’apprentissage.

Qu’est-ce qu’un réflexe archaïque ?

Les réflexes archaïques sont des mouvements automatiques, involontaires et stéréotypés (c’est-à-dire qu’un même stimulus va déclencher une réaction identique). Ce sont les seules réponses motrices dont dispose l’enfant qui vient au monde.

Ils émergent au moment de la grossesse : in utéro pour certains, à la naissance pour d’autres. Ils jouent un rôle fondamental dans le développement de l’enfant mais ils sont amenés à disparaître, à « s’intégrer », au fur et à mesure que l’enfant accède à des fonctions plus élaborées et à une motricité volontaire.

Un rôle de survie

Le réflexe de succion permet à l’enfant de pouvoir se nourrir de manière instinctive dès les premières minutes de sa venue au monde.

De même que le réflexe palmaire, ou grasping, lui permet de tenir, de fixer quelque chose, entre autres sa maman. Vous avez sûrement remarqué déjà la force dont font preuve les bébés quand ils s’accrochent à votre doigt !

Un rôle de protection

Le réflexe de Moro permet au bébé de communiquer son besoin d’être pris dans les bras quand il ressent un stress.

Le réflexe de parachute est celui qui, quand l’enfant saura marcher, lui permettra de mettre ses mains en avant en cas de chute.

Un rôle de coordination

L’intégration des réflexes va permettre à l’enfant de s’adapter à l’apesanteur et d’accéder à la marche. Mais même avant cela, l’enfant va pouvoir apprendre à utiliser les différentes parties de son corps indépendamment les unes des autres.

Cela va lui permettre aussi d’expérimenter les mouvements controlatéraux (membres opposés : jambe droite/bras gauche) au cours de la phase de reptation puis de marche à 4 pattes. Ces mouvements croisés favorisent le développement de nos capacités dans de nombreux domaines.

Quel est le rapport entre réflexes archaïques et apprentissages ?

Plusieurs facteurs peuvent « empêcher » les réflexes de s’intégrer, ou peuvent même les réactiver au cours de la vie :

  • Une grossesse difficile
  • Un accouchement par césarienne, avec forceps, trop long ou trop rapide, avec souffrance fœtale etc.
  • Le manque de mouvements dans la petite enfance : bercements, moments passés au sol sur le ventre, marche à 4 pattes (quand les enfants ont passé du temps dans les trotteurs, cosy ou transat par exemple)
  • Stress, choc émotif, maladie, accident

Le réflexe non intégré ou bien réactivé peut alors devenir un problème car il va parasiter les mouvements volontaires et contrôlés.

Cela entraîne une immaturité du cerveau et donc des réactions inappropriées, involontaires et inconscientes.

Les apprentissages se poursuivent malgré des connexions neuronales insuffisantes, donc l’enfant n’aura pas accès à son plein potentiel.

Ce parasitage va affecter toutes les sphères de l’être :

  • corporelle : coordination, posture, motricité, détente
  • émotionnelle : sécurité affective, confiance en soi, gestion du stress, bien-être
  • cognitive : apprentissages, concentration, mémoire

Que peut-on observer quand des réflexes ne sont pas intégrés ?

Dans la sphère corporelle :

  • Mauvaise coordination des membres
  • Mauvaise posture
  • Trouble de l’équilibre
  • Maladresse
  • Marche sur les pointes de pieds
  • Mal des transports
  • Mauvaise tenue du crayon…

Dans la sphère émotionnelle :

  • Hypersensibilité et manifestations émotionnelles +++
  • Emotivité, anxiété, timidité, stress
  • Tristesse
  • Manque de confiance en soi et faible estime de soi
  • Agressivité
  • Relations avec les autres compliquées
  • Insécurité …

Dans la sphère cognitive

  • Problèmes de mémorisation, de concentration
  • Hyperactivité
  • Difficultés en lecture, en compréhension et avec l’abstraction
  • Mauvaise expression orale
  • Ecriture illisible
  • Troubles DYS…

Comment libérer les enfants de ces troubles ?

Une prise en charge de quelques semaines peut être mise en place qui va permettre d’intégrer ces réflexes encore actifs grâce à une approche très douce et ludique qui passe exclusivement par le mouvement.  

Je suis formée à la méthode Arkagym qui se pratique au cours d’une séance de kinésiologie. La kinésiologie utilise le test musculaire pour déceler les déséquilibres dans le corps, qu’ils soient structurels, émotionnels ou énergétiques.

Au cours de la première séance, nous prenons le temps d’échanger des informations diverses, d’identifier les difficultés et de définir des objectifs.

Dans un deuxième temps, la séance se déroule sur une table de massage, séance qui a pour objectif d’identifier quels sont les réflexes qui sont encore actifs.

Nous travaillons 2 réflexes maximum par séance, et c’est le corps qui nous indique lesquels sont à rééquilibrer en priorité. La première partie de la rééquilibration se passe au cours de la séance et les exercices devront être poursuivis à la maison durant un temps déterminé afin que le réflexe ait le temps de s’intégrer complètement.

Au cours des séances suivantes, nous vérifions le travail sur le réflexe corrigé lors de la séance précédente et nous continuons notre travail d’exploration et de rééquilibration.

Peu à peu, l’enfant accède à son plein potentiel sur toutes les sphères de son être.